Ce blog s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux phénomènes des coïncidences extraordinaires (signifiantes), à la
"synchronicité" et son corrolaire le "Yi Jing" nommé aussi "livre des changements".
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Quand le Nombre appréhende la Synchronicité.
La « Synchronicité » fait rapport aux coïncidences signifiantes, elle fait l’objet d’un phénomène sans cause. La synchronicité implique une coïncidence de
deux événements strictement hétérogènes dans leur nature généralement, l'un de caractère psychique et subjectif, l'autre de caractère physique et objectif, donc, une
coïncidence chargée de sens :
ayant une charge émotionnelle.
En suite à ce phénomène, j’en ai développé une nouvelle approche qui résulte de mes longues et assidues investigations dont la source est le Nombre, celui-ci tant dans son rôle qualitatif que quantitatif. Je m’en suis senti interpellé voici, déjà, près de quinze ans. Fondée, au départ, sur une numérologie conventionnelle que je trouvais trop réductrice et simpliste, la nécessité d’aller au-delà de cette approche limitative m’a enclin à en élargir la prospection au travers des archétypes, éléments structurels de la psyché (totalité de l’appareil mental : le conscient et l’inconscient (1) d’où en ont surgit les images archétypales ou primordiales, par extension, les symboles. Or, l’archétype, qui est à l’homme comme l’instinct est à l’animal, nous influent subtilement et psychiquement. Il « saisit » non seulement notre inconscient mais, aussi, y acquiert une dynamique toute particulière de type psycho-physique. Il préforme, des schèmes de comportements se rapprochant des théories de Rupert Sheldrake (2) mais, ici, dans un sens morpho-éthique : forme incluant une nécessité de comportement éthique propre à chacun, tandis que ce comportement s’appuie sur ce qui nous personnifie : nos nom et prénom(s), qui constituent eux-mêmes des représentations-archétypes.
Or, les nombres, qui procèdent des rythmes et des cycles, sont des organisateurs inconscients, ils sont parmi les représentations-archétypes des plus remarquables, issus de l’inconscient et ayant prit forme dès l’éveil de la conscience, évoluant au fil des modes d’expressions et des acquis.
Les lettres, par contre, procèdent des nombres ; elles sont leurs « corollaires ». Il en dérive en conséquence une corrélation singulière du fait de la position ordinale de chaque lettre dans notre alphabet. De ces relations évidentes, quoique d’un intérêt apparemment insignifiant, il m’a été inspiré de nouvelles perspectives de recherches au travers d’événements coïncidents hors du commun. En effet, la transcription des lettres en nombres préfigure la base qui amène à constater des analogies les plus surprenantes mais, en allant plus loin, à établir des coïncidences signifiantes poussant jusqu’à l’extraordinaire.
Des coïncidences signifiantes à la synchronicité, il m’en est apparu des potentialités à exploiter en les appliquant au YI JING (ou Yi King) – Le « Livre des changements », ouvrage séculaire né de la pensée chinoise où l’on retrouve implicitement le phénomène de synchronicité, ceci conjointement à la propre personnalité de tout un chacun… En effet, par une arithmétique appropriée (!), il est très intéressant de percevoir à quel point apparaît une relation au sens de notre individualité dès qu’elle est nommée puisque nous nommer nous personnifie. Il semble s’agir de l’ouverture d’un champ opérant en arrière-plan de notre personnalité laquelle a à faire avec une éthique comportementale dans l’ordre d’un « schéma directeur » relié aux nom et prénoms. Fondamentalement, l’acte de nommer « structure » la personnalité : il s’induit dans l’inconscient d’un individu un sens éthique ainsi que cité plus haut. Toutefois, comme pratiquement personne n’en est forcément conscient de ce phénomène, alors que spontanément d’aucuns vivent en relative consonance avec leurs identités ou ce qui les identifie, il se crée de nombreux aléas, erreurs de jugements qui conduisent l’individu à ne pouvoir se réaliser en « totalité », c’est-à-dire : réalisation tant sur le plan intérieur (le « se connaître soi-même », les aspects psyho-spirituels, l’hygiène mentale) qu’extérieur (familial, socio-professionnel,…)
Cela n’est, bien sûr, pas une évidence pour ceux, qui croient dur comme fer, à leur libre-arbitre pourtant toujours faillible et fallacieux. Il en demeure, par exemple, qu’une décision, quoique prise a priori consciemment, peut entraîner quelque grave dommage. Donc, connaître le schéma directeur de sa personnalité, ou son sens, connaître ce qu’il en provient, permet d’en prévenir, ou d’en éviter les écueils potentiels. En effet, le Yi Jing, qui est un phénomène synchronistique, appréhende la réussite ou l’échec de soi ou/et d’un projet. Il en dépend de notre bonne volonté, bien sûr, mais surtout du sens éthique que nous y mettons. Il ne garantit pas d’emblée (à l’instar de la science qui n’établit que des probabilités) la réussite d’une action mais il indique les moyens d’y parvenir d’une façon très spécifique. En tous cas, il faut se garder de se détourner avec désinvolture des avertissements qui émane des préceptes chinois ; ils sont des revers qui peuvent se révéler lourds de conséquences. Très souvent j’ai pu le vérifier. En ce sens, le Yi Jing est un livre à prendre avec le plus grand sérieux et bon sens. Le consultant trouve toujours à y gagner surtout s’il s’ensuit à améliorer sa condition. Cependant, que le lecteur ne s’y trompe pas, le Livre des transformations en appelle à beaucoup d’humilité : celle faite de souplesse et de fermeté mais, aussi, à la persévérance.
Généralement, il est ignoré que les nombres sont jugés par l’élite scientifique comme étant irrationnels car on ne peut en déduire de théorèmes ! Et pourtant, les nombres qui n’ont rien de concret, sont d’une portée universelle dont évidemment on ne saurait se passer.
Paradoxalement, ainsi que je le souligne par ailleurs, les sciences de la vie se veulent rationalisantes et restent encore profondément influencées par la philosophie matérialiste. Aussi, peut-on regretter qu’en ce XXIème. siècle, elle se défie encore des phénomènes (para-) psychiques parce que ne répondant à aucune cause. Cette attitude exprime toute la mésestime que porte la science à ceux-ci. Science qui contamine un large public et les médias de ses théories, quoique édifiantes, jusqu’à dénigrer le psychique dans ses manifestations les plus singulières.
Pourtant, à la mesure de notre raison et de nos expériences, se présentent des événements tout particuliers avec lesquels il nous faut compter, composer même, en dehors des « vérités » scientistes.
Dès lors, ma démarche, se rapproche-t-elle plus du psychisme et de l’inconscient, celle de l’esprit-nature, sans sophistication et intercédant avec des lois de l’Univers, en-dehors de notre raison, où la synchronicité exprime la nécessité d’une éthique de vie en résonance avec notre « personnification ».
Je ne certifie rien, je constate simplement des faits sans pouvoir en émettre de signification rationnelle. De toute évidence, il y a une relation de causes à effets.
Un « essai » est en préparation à ce sujet où chacun pourra, d’ailleurs, expérimenter à l’aune de mes développements sa propre évolution. Encore faut-il pouvoir être objectif avec soi-même et reconnaître ses propres comportements en relation avec les événements, l’inverse pouvant être tout aussi valable.
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1. L’inconscient est défini comme un programme archétypique caractéristique de l’espèce humaine, auquel les accidents de l’histoire individuelle viennent donner forme (« Jung, l’œuvre-vie ». N.d.T. p.17. A. Stevens. Ed. du Félin.).
2. Rupert Sheldrake (né le 28 juin 1942) est docteur en biologie et auteur anglais. Il a développé le concept de "résonance morphique", qui utilise la notion ancienne de "champs morpho-génétiques" (dont l’existence avait été suggérée, dans les années 1920, par Hans Spemann, Alexander Gurwitsch et Paul Weiss. Ses recherches incluent des thèmes comme le développement et le comportement chez les animaux et les végétaux, la télépathie, les perceptions extra-sensorielles et la métaphysique.
NOMBRES : PHENOMENES-LIMITES
DE L’ARRANGEMENT SANS
CAUSE *
Avant d’aborder les principes de la méthode, quant aux concepts que je préconise, il m’a paru essentiel de définir les bases relatives à une expérience première : celle du NOMBRE transcendant notre psyché. De nombreux ouvrages sérieux en approfondissent les aspects autant ésotériques, mystiques et philosophiques que physico-psychiques.
Cependant, c’est l’œuvre remarquable du « psychologue-analyste, explorateur et médecin de l’âme »
Carl Gustav JUNG (1875-1961), qui m’a amené à élargir mes
vues à propos des nombres, un des domaines qui prévaut dans l’inconscient collectif. Pour l’homme de la rue, le nombre a une connotation « banale », une valeur
c
onventionnelle et « comptable » dans le sens le plus large du terme alors que,
ce fameux nombre, a sa dynamique dans l’ordre des archétypes qui sont de l’ordre psychoïdes, transcendantaux, empiétant sur notre réalité extérieure
« matérielle ».
Il m’a semblé, donc, indispensable que le lecteur intéressé, s’imprègne, d’abord, de quelques notions de base inhérentes à l’univers de l’inconscient et ses engendrements. Néanmoins, sans doute, ce lecteur devra-t-il posséder, déjà, quelques principes d’une matière, aussi particulière que spécialisée laquelle est toujours en cours d’exploration autant dans le domaine psychique que celui de la physique moderne.
Je commencerai par résumer (la démarche n’est pas aisée) ce que sont les « archétypes » et les « symboles » tout en y glissant, parfois (objet principal de mes recherches oblige).
Quant à la méthode de recherche cyclique que je développe, elle est à la fois simple et complexe, rationnelle et irrationnelle (au sens commun).
Méthode simple parce qu’elle se base sur des opérations arithmétiques élémentaires : celles de l’addition et de la multiplication. Complexe parce qu’elle se fonde sur l’intuition et sur une méthode ancestrale chinoise, remontant à 35 siècles environ (!…c’est dire son efficacité) : ce fondement est le YI JING. Je dois, toutefois, ajouter qu’au travers de ce processus, intervient des aspects se rapportant à la psychologie des profondeurs et un des symboles essentiels celui du miroir.
Ensuite, rationnelle puisque mettant en évidence l’utilisation d’un processus formel : la régularité de notre temps dont nos jours se comptent, on ne le sait que trop bien, grosso modo, par 24 heures, ceci depuis des millénaires (même si au bout de plusieurs siècles de légères modifications sont apparues) et, en cela, nos propres rythmes, réguliers, biologiques et ceux des règnes animal et végétal. Nous sommes implicitement soumis à des facteurs d’ordonnancements, répétitifs dont la succession des saisons, celle des phases lunaires, des marées, etc., sont des plus connues, certes, mais parmi les plus significatives. Sans doute, les rythmes des temps ont-ils conditionnés notre propre nature au sens physiologique, voire physique comme psychologique.
Enfin, irrationnelle (d’un point de vue cartésien ou intellectualiste ») parce que elle met en exergue des événements décisifs d’ouvertures ou de fermetures exceptionnels pour qui que ce soit.
* Sens donné aux nombres par Carl Gustav JUNG.
DU NOMBRE NATUREL
Extrait du livre de M. L. von Franz « Nombre et temps », lire ci-après, il est pour le moins intéressant de se rendre compte de toute l’étendue que présente le nombre au niveau psychophysique. Ce nombre qui, généralement, apparaît à tout un chacun comme l’expression d’une quantité, prend ici une signification d’importance, une nouvelle dimension, dont beaucoup n’ont l’idée ou la connaissance. Néanmoins, je dois préciser que « Nombre et temps » a été publié pour la première fois en 1970 sous le titre « Zahl und zeit » d’où il faut tenir compte que, depuis, il a du probablement se produire de nouvelles observations, théories et conceptions.
Cependant, l’exposé relatif au nombre qu’en présente von Franz, garde encore tout son sens en un raisonnement sagace.
« … le nombre naturel n’est pas « posé » seulement par un acte de conscience, mais il constitue quelque chose de préexistant dans la nature, une structure dynamique ou, plus exactement, une configuration rythmique d’énergie qui apparaît de façon isomorphe dans les domaines de la réalité physique et psychique (1).
Il est intéressant de noter que les nombres, lorsqu’ils doivent servir d’instruments divinatoires pour saisir la synchronicité, n’ont pas un aspect quantitatif, mais un caractère de « champ » ou de continuum. Ils apparaissent en quelque sorte comme les « points excités » d’un champ. En d’autres termes, on pourrait désigner les nombres naturels comme des centres virtuels spécifiquement répartis d’un champ de nombres continus, ce qui rendrait possible l’édification d’un isomorphisme entre la microstructure de la matière et la structure de l’inconscient collectif. On a en effet découvert récemment que les « particules élémentaires » sont encore divisibles. Wheeler déclare en conséquence qu’il n’y a en définitive que des sortes de champs électro-dynamiques qui se trouveraient en fluctuation constante et que les particules sont des « fragments chargés énergiquement de la géométrie fondamentale de l’espace » (2) -, donc quelque chose comme des points excités énergiquement dans un continuum. Lancelot White avait déjà souligné (3) que l’idée de champ gouverne de plus en plus la science contemporaine, sous forme de « modèle de relation opérant dans toute situation ». Cela vaudrait spécialement pour les particules élémentaires qui se manifestent quand des corps se sont endommagés, comme le cristal. Whyte définit même « la vie » en soi comme l’expansion de la poussée d’un modèle (4).
Tout cela me paraît nous conduire à l’idée que nous pourrions – sous l’angle psychologique tout au moins – voir les nombres sous deux aspects complémentaires : comme des quantités discontinues et comme un continuum unique. Ce dernier correspondrait à un symbole mathématique de l’Unus Mundus (5).
Dans son livre La physique moderne et la psychologie des profondeurs (6), Ernst Anrich déclare que l’être de la physique semble avoir un lien déterminé avec le nombre comme unité et totalité. Il entend par là, la série des « nombres magiques » ou « nombres nucléons » découverte par Maria Goeppert et Adolf Jensen. Anrich dit à propos de ce « nombre relationnel » (qu’il propose de nommer « nombre hiérarchique ») que ce n’est pas un chiffre quantitatif appartenant à une série, mais qu’il possède la qualité de pouvoir créer des hiérarchies proportionnelles (7). On pourrait à mon avis franchir un pas de plus et dire que le nombre est une quantité et une manifestation énergétiquement qualitative et spécifique du continuum unitaire, ce qui équivaut à l’Unus Mundus ».
DES MATHEMATIQUES
Dans un autre remarquable ouvrage « Matière et Psyché », M. L. von Franz écrit à propos des mathématiques :
« Comment se fait-il que, tout en effectuant une opération complétement transparente (consistant simplement à ajouter des unités et à leur donner un nom), nous agissons de façon incompréhensible, même encore aujourd’hui, et que nous y introduisons des complications que les mathématiciens modernes, ne peuvent expliquer ?
Sans compter le fait qu’on découvre à tous les nombres naturels, des propriétés individuelles. Ils sont triangulaires, carrés ou corrélés d’une certaine manière. Tout cela n’était pas posé, mais on le découvre seulemnt a posteriori. Si cela avait été posé par nous-mêmes, nous devrions le savoir. Or, nous ne connaissons qu’a posteriori la machine que nous avons construite. L’irrationnel n’y prend aucune part. Mais il se trouve que nous stipulons avec des nombres une chose que nous sommes incapables d’expliquer. Cela nous conduit à penser (en rapport avec la découverte faite par Kurt GÖDEL en 1931) que comme le dit Herman WEYL, tout espoir de la part des mathématiciens de pouvoir expliquer les fondements mathématiques de manière rationnelle a été anéanti une fois pour toutes. J’ai découvert à ma grande déception, que les mathématiciens se désintéressent très souvent de cette question. »
Dans son livre La physique moderne et la psychologie des profondeurs (6), Ernst Anrich déclare que l’être de la physique semble avoir un lien déterminé avec le nombre comme unité et totalité. Il entend par là, la série des « nombres magiques » ou « nombres nucléons » découverte par Maria Goeppert et Adolf Jensen. Anrich dit à propos de ce « nombre relationnel » (qu’il propose de nommer « nombre hiérarchique ») que ce n’est pas un chiffre quantitatif appartenant à une série, mais qu’il possède la qualité de pouvoir créer des hiérarchies proportionnelles (7). On pourrait à mon avis franchir un pas de plus et dire que le nombre est une quantité et une manifestation énergétiquement qualitative et spécifique du continuum unitaire, ce qui équivaut à l’Unus Mundus ».
« Tout nombre naturel posséderait ainsi quatre aspects principaux :
1.- relation avec l’espace-temps, possibilité d’une expression numérique
(topologie).
2.- Quantité.
3.- Raison proportionnelle (sequential order, ordre de succession), théorie des
ensembles.
4.- Qualité = configuration rythmique du continuum unitaire ».
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1. On sait que le mot grec arithmos (nombre) est étymologiquement parent de
rythmos. L’un et l’autre de rhein : couler.
2. D’après Sullivan dans le New York Times du 5 février 1967.
3. L.L. White : Accent on form, New York, 1950, pp.27-28.
4. Loc. cit. 118.
5. J’entends par là quelque chose de distinct de l’idée mathématique de continuum « en devenir » que traduit, par exemple, la série indéfinie des quantités fractionnelles entre deux nombres réels successifs, ou d’autres groupes d’indéfinis. L’idée est entendue ici simplement dans le sens d’un terrain nourricier de quantités susceptibles d’être extraites. Je n’entends pas, non plus, un continuum sans durée au sens de Weierstrass où le le limes est identique à chaque élément arbitrairement choisi de la série.
6. E. Anrich : Modern Physik und Tiefenpsychologic, Stuttgart, 1965, p. 8. Il est à noter que, dans son ouvrage, qui est fondamental à d’autres égards, Anrich ignore presque entièrement la synchronicité
7. Ibid., pp. 150 et 142. Par contre Anrich refuse d’admettre, de façon surprenante, que le nombre soit une « image première » (Urbild).
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